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Quarante-quatre ans après sa dernière victoire dans un Euro, l’Espagne renoue avec le succès et entre pour la deuxième fois dans l’histoire en battant l’Allemagne (1-0), dimanche 29 juin 2008 à Vienne, grâce à un but de l’attaquant de Liverpool Fernando Torres appelé "El Niño" et permettant à Luis Aragones, le sélectionneur très critiqué, de prendre sa revanche en appliquant la phrase qu’il aurait prononcé à ses joueurs la veille de la finale "Celui qui perd tombe dans l'oubli".
Cette victoire a été accueillie par une explosion de joie qui a envahi toute l’Espagne. Les cris de "campeones, campeones !" (champions !) et de "Viva España !" ont immédiatement retenti dès la fin du match, accompagnés de pétards et de coups de klaxons, sur les places et dans les bars de tout le pays où des centaines de milliers d’Espagnols s’étaient rassemblés pour suivre les exploits de la "selección roja".
Cette longue soirée de célébration sera suivie lundi soir d’un accueil triomphal de l’équipe d’Espagne. Les joueurs doivent atterrir à Madrid vers 19h30 et défiler en bus dans le centre-ville de la capitale espagnole où ils seront portés en triomphe tels des héros des temps modernes.
Avant cette finale, de surprenantes déclarations de leaders "régionaux" basques et catalans appelaient à la défaite de la sélection espagnole. Après une telle victoire, ces incroyables images de liesse dans toute l'Espagne, on peut se mettre à rêver que les choses changent. Le football peut réussir là où la politique échoue et permettre de réunir tout un peuple derrière une équipe, représentante de toute l'Espagne et d'une même nation. Et puis, en continuant à rêver, on peut aussi imaginer, désormais, des paroles sur l'hymne espagnol !
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